Interview
Seydou Amarah Camara : « les règles du jeu ne sont pas encore totalement définies »

A l’approche des élections communales et communautaires qui doivent se dérouler en février 2017, Seydou Amarah Camara, président de la Commission électorale préfectorale indépendante (CEPI) de Kindia, précise son rôle dans l’organisation et le déroulement de ce processus. Il rappelle aussi les modalités d’inscription pour les candidats et les électeurs

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 KI : Pouvez-vous nous dire ce qu’est la CEPI et quel est son rôle ?

La Commission électorale préfectorale indépendante (CEPI) est un démembrement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui est chargée d’organiser des élections transparentes dans toutes les préfectures du pays.

 

KI : Les listes électorales ne sont pas encore établies mais qui peut être candidat à ces élections communales et communautaires?

Tous les  Guinéens peuvent se présenter à ces élections à condition d’avoir dix-huit ans, c’est-à-dire l’âge légal pour voter et de ne pas faire l’objet de poursuites judiciaires. Il faut aussi être originaire de la localité où l’on veut être candidat et être enregistré sur les fichiers électoraux.

KI : Qui peut voter et surtout comment peut-on voter ?

Pour l’instant, les règles du jeu ne sont pas encore totalement définies. Pour commencer, il suffit d’être Guinéen, de se faire recenser et d’avoir l’âge de voter. Une fois ces conditions préalables remplies, pour voter il faut se rendre au lieu de vote retenu dans son quartier et, bien sur, être en possession de sa carte d’électeur et s’assurer que son nom figure dans le fichier électoral. Le jour du vote où les citoyens pourront s’exprimer sera notifié par décret.

KI : En cas d’anomalie constatée pendant le déroulement du scrutin ou à l’occasion du dépouillement, quel sera le rôle de la CEPI ?

Actuellement on n’a pas encore finalisé le rôle de certaines commissions mais au niveau de la CEPI, c’est une commission de juristes qui devra intervenir.

 KI : Y aura-t-il comme à l’occasion des dernières élections législatives des observateurs internationaux déployés dans les bureaux de vote?

Ça dépend. La voie est libre pour tout le monde. Il faut toutefois savoir que les élections communautaires et communales sont des élections indirectes contrairement à l’élection présidentielle. L’Etat, s’il le souhaite, peut faire appel à une relation bilatérale ou multilatérale pour nous assister en qualité d’observateur. S’il y a des anomalies, l’observateur ne fait que les noter, il n’intervient pas. Pour les observateurs des partis, c’est la même chose.

Souleymane Bah (radio GPP FM de Labé)

Ahmed Sékou Diawara (AGP de Dabola)

Mariame Touré (radio GPP FM de Mamou)

Alpha Mamoudou Barry (radio Bolivar FM de Mamou)