L’INSTITUT FRANÇAIS DE BOBO: UN ACTEUR INCONTOURNABLE DE LA CULTURE AFRICAINE

50 ans après sa création, l’Institut français de Bobo-Dioulasso ne défend plus seulement la culture française mais ouvre grand ses portes à la culture burkinabè et même au-delà des frontières, à la culture africaine

L’Institut Français de Bobo-Dioulasso a été créé en 1966 sous le nom de Centre Culturel Français Henri Matisse avec pour mission la promotion de la culture française.

Est-ce toujours le cas aujourd’hui? Sinon, à quoi sert-il exactement ?

Selon la directrice, Agathe Konaté, la mission de son institut a évolué, elle s’est étendue à la promotion de la culture burkinabè et au-delà, du monde.

Partageant aujourd’hui l’espace avec d’autres acteurs, l’Institut Français demeure un excellent cadre pour le rayonnement des cultures.

Selon la plupart des personnes que nous avons rencontrées, cet institut a toujours sa place et au grand jamais il ne faudra pas le supprimer. Notre enquête.

Reportage. UN ESPACE AU SERVICE DE TOUS

L’Institut Français est un carrefour de rencontres à Bobo-Dioulasso. Avec ses services diversifiés, il constitue un cadre de promotion de la culture, qu’elle vienne de la France, du Burkina ou d’ailleurs. Allons à la découverte de cet espace

Chaque jour, l’Institut Français de Bobo-Dioulasso accueille du monde. Cet après-midi du 7 juin 2017, nous y retrouvons des artistes, des touristes, mais aussi des élèves et des étudiants.

Malika est une habituée de la bibliothèque.

Ci-dessous, l’interview de Malika

Faire la promotion de la culture française et aussi soutenir les artistes burkinabè, c’est la mission principale de l’Institut français de Bobo-Dioulasso. Marine Muller est sa chargée de communication.

Ci-dessous, l’interview de Marine Muller

Ce qui vaut à l’Institut Français des éloges de la part de son public, notamment de Malika.

Ci-dessous, suite de l’interview de Malika

De toute façon, à l’Institut Français de Bobo-Dioulasso, chacun trouve son compte. Mais selon certains usagers, il ne serait pas mauvais aujourd’hui d’améliorer un peu les services.

Interview. AGATHE KONATE, DIRECTRICE DE L’IF: « NOTRE MISSION DEMEURE LE SOUTIEN A LA CULTURE BURKINABE « 

Agathe Konaté remet la carte numérique de l’IF offerte par Reporters solidaires aux  étudiants en Master 2 « Techniques de métiers de l’information » de l’Institut des médias de l’Université Nazi Boni

Depuis  sa création, l’Institut Français (IF) de Bobo-Dioulasso fait de la promotion de la culture son cheval de bataille. Aujourd’hui, l’Institut veut se rapprocher davantage de son public. Bientôt, il va délocaliser ses activités au niveau des quartiers, ainsi que nous l’explique Agathe Konaté.

Ci-dessous, l’interview d’Agathe Konaté

Interview. ALEXANDRE SANGARE: « JE SUIS PARTENAIRE DE L’IF DEPUIS 16 ANS »

 Alexandre Sangaré est un promoteur culturel. Depuis 2001, il organise à l’Institut Français de Bobo-Dioulasso un festival dénommé « Gnongombè »

C’est un amoureux de la culture depuis le bas-âge. En 2001, il va faire la connaissance du Centre Culturel Français Henri Matisse, rebaptisé aujourd’hui Institut Français de Bobo-Dioulasso. Et depuis cette date, il utilise cet espace pour organiser « Gnongombè », son festival de musique.

Ci-dessous, l’interview d’Alexandre Sangaré

Grâce à ses appuis, Alexandre Sangaré organise en moyenne douze spectacles par an à l’Institut Français de Bobo-Dioulasso. Selon lui, si la chose culturelle marche à Bobo-Dioulasso, c’est en partie à cause de ce centre.

Ci-dessous, suite de l’interview d’Alexandre Sangaré

Selon Alexandre Sangaré, il est important que l’Institut Français continue d’exister à Bobo-Dioulasso, et au-delà, pour la région des Hauts-Bassins.

Ci-dessous, fin de l’interview d’Alexandre Sangaré

L’Institut français doit encore grandir. Et selon Alexandre Sangaré, cela passera par le soutien de tout le monde.

Interview. ABOUDRAMANE MILLOGO, PRÉSIDENT D’UNE ASSOCIATION CULTURELLE: « L’IF N’EST PAS UN CONCURRENT »

 L’Association Jeunesse Culture et Développement (AJCD) a été créée en 1997. Grâce à l’Institut Français, elle a  réussi à organiser de nombreuses activités.

L’AJCD est une association qui œuvre dans plusieurs domaines, notamment la culture. Entre cette association et l’Institut Français, les relations ne sont pas encore formelles. Aboudramane Millogo est le président de l’AJCD.

Ci-dessous, l’interview d’Aboudramane Millogo

L’AJCD apprécie la contribution de l’Institut Français dans le rayonnement de la culture à Bobo-Dioulasso. Selon son président, il gagnerait à être mieux connu.

Ci-dessous, suite de l’interview d’Aboudramane Millogo

Aboudramane Millogo ne voit pas en l’Institut Français de Bobo-Dioulasso un concurrent, mais plutôt un partenaire. Il invite de ce pas la population à s’approcher de l’Institut.

Ci-dessous, fin de l’interview d’Aboudramane Millogo

Car pour l’AJCD, l’Institut Français de Bobo-Dioulasso a sa place dans le rayonnement de la culture de la ville, « une place qu’il faut garder, voire améliorer davantage ».

Reportage. LA MAISON DE LA CULTURE, L’AUTRE STRUCTURE CULTURELLE DE BOBO

A côté de l’Institut Français de Bobo-Dioulasso existe une structure appelée « Maison de la culture ». Cette infrastructure est une initiative de l’Etat burkinabè. Elle a ouvert ses portes en 2010 mais peine depuis à se faire une place dans l’univers culturel bobolais. 

 

La Maison de la Culture de Bobo-Dioulasso est un édifice magiquement bâti. Le joyau offre plusieurs salles de spectacle. Etienne Lompo est le directeur général de cette maison dont la mission est bien claire.

Ci-dessous, l’interview d’Etienne Lompo

 

 

Si dans la théorie, la mission de cette Maison est bien définie, sur le terrain elle reste inaccessible surtout à cause de son coût jugé élevé. C’est le sentiment de la plupart des promoteurs culturels comme Alexandre Sangaré.

Ci-dessous, l’interview d’Alexandre Sangaré

 

 

Selon le directeur de la maison de la culture de Bobo-Dioulasso, Etienne Lompo, ce reproche appartient au passé et ne saurait justifier aujourd’hui cette inaccessibilité.

Ci-dessous, suite de l’interview d’Etienne Lompo

 

 

 

En attendant, les artistes continuent d’être les abonnés absents de la Maison de la Culture de Bobo-Dioulasso. Ils préfèrent encore un espace comme l’Institut Français.

Micro-trottoir. « UNE PLACE DE CHOIX »

Selon les Bobolais, l’Institut Français occupe une place de choix dans l’univers culturel de leur ville. Pour cette raison, rien ne justifierait sa disparition

 

Safiatou Ouédraogo (Radio municipale de Sya,  Bobo-Dioulasso), Aminata Harber ( Radio Guimba, Goundam), Moussa Sanou ( Radio Alliance Chrétienne, Bobo-Dioulasso ), Mahamadoun Guindo (Radio Issaber, Niafunké)

Photos : stagiaires et Olivier Gros-Chevallier